WordPress 7.0 est sorti : pourquoi nous attendons (et vous devriez aussi)
WordPress 7.0 vient d'être publié. Voici notre approche pour migrer votre site en toute sécurité, sans risquer de l'inte...
En résumé : le 27 août 2026, un décret présidentiel américain a renommé le lac Ontario en « Lake America » dans les registres géographiques des États-Unis. Google Maps a appliqué le changement le 30 août pour ses utilisateurs américains seulement. Les visiteurs au Canada continuent de voir « lac Ontario ». Par contre, une carte intégrée dans un site web ne suit pas nécessairement cette logique : elle affiche ce que le paramètre de région du code d'intégration lui dicte. Si ce paramètre n'a jamais été défini, votre carte peut afficher la toponymie américaine à n'importe quel visiteur. Des sites d'organismes gouvernementaux ontariens s'en sont fait prendre la semaine dernière.
La vérification prend deux minutes. La correction, généralement moins de dix.
Trois faits, sans commentaire :
Aucun décret étranger ne modifie la toponymie canadienne, et aucune loi n'oblige un site web québécois à écrire quoi que ce soit de particulier. Il ne s'agit donc pas d'un enjeu de conformité. Il s'agit d'un enjeu de justesse : si votre entreprise s'adresse à une clientèle canadienne, une carte qui affiche une toponymie étrangère envoie un mauvais signal, et vous n'avez probablement jamais choisi de l'afficher.
Quand vous ouvrez l'application Google Maps sur votre téléphone à Joliette, Google sait où vous êtes et affiche la toponymie canadienne. Simple.
Quand un visiteur arrive sur votre page « Nous joindre », la carte n'est pas chargée dans le contexte de ce visiteur seulement. Elle est chargée selon les paramètres inscrits dans le code d'intégration de votre site. Google l'a confirmé publiquement : les développeurs qui intègrent une carte peuvent sélectionner une région, et c'est cette région qui détermine l'affichage des noms de lieux. Réglée sur le Canada, la carte affiche « Lake Ontario ».
Le problème, c'est que ce paramètre est optionnel, et que le code d'intégration fourni par le bouton de partage de Google Maps ne l'inclut pas. Autrement dit, la méthode que Google lui-même propose par défaut produit une carte sans instruction de région. Jusqu'à la semaine dernière, ce détail n'avait aucune conséquence visible, et rien dans la documentation ne signalait qu'il pouvait en avoir. Le paramètre servait surtout à ajuster des unités de distance et des formats d'adresse.
C'est un changement de contexte, pas une négligence : le paramètre a soudainement pris une importance qu'il n'avait pas au moment où la plupart des cartes du web ont été installées.
C'est exactement ce qui est arrivé à des sites d'organismes gouvernementaux de l'Ontario, qui affichaient « Lake America » sur leurs propres pages pendant que la province achetait des panneaux publicitaires pour affirmer le contraire.
Vous n'avez pas besoin d'un VPN ni d'outils particuliers. Vous avez besoin de regarder l'adresse de votre carte.
Dans WordPress, ouvrez la page qui contient la carte, passez l'éditeur en mode HTML (ou utilisez le clic droit puis « Inspecter » sur le site public) et repérez la balise <iframe> ou le script maps.googleapis.com. Cherchez ensuite dans l'adresse la présence de region=.
region=CA : rien à faire, votre carte est explicitement canadienne.region= : votre carte n'a pas d'instruction et devra être corrigée.Si votre carte provient d'un module de constructeur de pages (Elementor, Divi, un bloc Gutenberg, un formulaire de contact), l'adresse est générée automatiquement et vous ne la verrez pas dans l'éditeur. Il faut alors inspecter le site public, ou nous demander de le faire.
C'est la méthode recommandée. Ajoutez les deux paramètres à l'adresse de l'iframe :
<iframe
src="https://www.google.com/maps/embed/v1/place
?key=VOTRE_CLE
&q=Joliette,Quebec,Canada
®ion=CA
&language=fr-CA"
width="600" height="450" style="border:0;"
loading="lazy" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade">
</iframe>
region=CA gouverne la toponymie. language=fr-CA gouverne la langue de l'interface et des étiquettes. Les deux sont utiles et indépendants.
Le paramètre se place dans l'adresse de chargement du script, pas dans le code de la carte :
<script src="https://maps.googleapis.com/maps/api/js?key=VOTRE_CLE®ion=CA&language=fr-CA" async defer></script>
Même logique, dans l'adresse de l'image :
https://maps.googleapis.com/maps/api/staticmap?center=Joliette,QC&zoom=12&size=600x400®ion=CA&language=fr-CA&key=VOTRE_CLE
C'est le cas le plus fréquent, et le plus embêtant. L'iframe généré par le bouton de partage de Google Maps utilise une adresse encodée qui n'expose pas de paramètre de région documenté. Vous ne pouvez donc pas le corriger de façon fiable en modifiant l'adresse.
Trois options, par ordre de préférence :
Certains modules exposent un champ de région ou de langue dans leurs réglages, d'autres non. Vérifiez dans les réglages de l'extension la présence d'un champ « Region », « Country » ou « Langue ». Si le champ existe, réglez-le sur Canada ou CA. S'il n'existe pas, vous êtes ramené aux options de la section précédente.
Nous validons présentement le comportement des modules les plus répandus dans notre parc de sites. Nous mettrons cet article à jour avec les résultats.
Cet épisode est un bon rappel qu'une carte Google sur votre site, c'est une dépendance à une politique éditoriale que vous ne contrôlez pas.
Les solutions de rechange sont matures :
Dans la majorité des cas d'une page « Nous joindre », une carte Leaflet fait exactement le travail, se charge plus vite et ne vous expose à aucun changement de nom décidé ailleurs.
Une étiquette sur une carte, c'est un détail. Mais les détails s'additionnent, et ils finissent par dire quelque chose.
Alors si vous vous êtes posé la question cette semaine en regardant votre page « Nous joindre », vous avez eu le bon réflexe. Le lac s'appelle le lac Ontario, votre carte devrait l'écrire, et ça se règle en dix minutes.
Si votre site est hébergé ailleurs et que vous souhaitez une vérification, écrivez-nous. La vérification est gratuite.
Non. La toponymie officielle canadienne demeure « lac Ontario ». Le changement s'applique aux registres du gouvernement des États-Unis.
Non, pas dans l'application ou le site de Google Maps. Le risque concerne uniquement les cartes intégrées dans un site web dont la région n'est pas définie.
Non. Aucune loi ne l'interdit. C'est une question de justesse envers votre clientèle, pas de conformité.
Oui. Le même mécanisme s'applique au golfe du Mexique, renommé dans les registres américains en 2025, et pourrait s'appliquer à d'autres toponymes. Définir la région une bonne fois règle le cas pour tous.
Horizon-Cumulus est une entreprise québécoise d'hébergement WordPress géré et de développement web établie à Joliette. Nos serveurs sont hébergés à Beauharnois, au Québec.
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